
David Lawrence
Marilyn, mon amour,
Il y a quelque part, pour toi seule,
Une maison posée sur le bel océan.
Nulle nuit n’osera l’aborder.
Aucune saison ne la brusquera.
Il y a quelque part,
Un vaste toit pour abriter tes chers livres.
Rêves, secrets,
Et nos mystérieux poèmes.
Un feu vif pour réchauffer le cœur.
Ici même,
La gloire, l’argent n’auront de chaise.
Cette maison est le parfum,
Bruissement de nos caresses,
Nos baisers.
Et de ces lèvres silencieuses,
Que tu as tant cherché à réveiller.
Il y a quelque part,
Une digne maison posée,
Plume légère,
Effleurant le doux visage de l’océan.
Nombreux voudront savoir le chemin,
Et la raison de ton voyage jusqu’à elle.
Qu’importe !
Les cieux, les pluies, les étoiles ne leur répondront jamais.
Car,
Je suis le gardien de ta maison.
Sans jamais y être,
Non plus.
Puisque je t’aime.
